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Le sel aurait un impact sur la sclérose en plaque PDF Imprimer Envoyer
Mercredi, 10 Septembre 2014 10:07

La réduction du sel est associée à une diminution du risque cardiovasculaire. Pas seulement ! Une étude vient de démontrer l’impact du sel sur la sclérose en plaque (SEP).

 

La SEP est une maladie neurologique chronique, souvent invalidante, qui touche uniquement le système nerveux central (cerveau et moelle épinière). Dans la plupart des cas, elle évolue par poussées successives.

Des chercheurs argentins ont observé, pendant deux ans, la consommation en sel de 70 malades atteints de SEP et l'ont comparé avec l'évolution de leur maladie, symptômes et IRM à l'appui.

«Nous avons montré que les patients qui consommaient une quantité modérée (2 à 4,8 g/j) ou élevée (4,8 g/j) de sel avaient une maladie plus active que ceux qui en prenaient moins de 2 g par jour», explique le Pr Farez. Sur le plan immunologique, le sodium potentialise des cellules immunitaires appelées lymphocytes Th 17 qui sont véritablement toxiques. Même s’il est trop tôt pour émettre des recommandations officielles, il est intéressant de réduire sa consommation de sel à moins de 6 g de sel par jour.

Rappelons qu’en France, on estime la consommation quotidienne de sel en moyenne de 7 g pour les femmes et 9 g pour les hommes.

 

Source : M. Farez and coll. Sodium intake is associated with increased disease activity in multiple sclerosis, 2014